Les règles de KiftMe
Ici, on n’écrit pas pour être vu. On écrit pour être lu par ceux qui ont vécu la même chose. Ces règles protègent ça. KiftMe modère le risque, pas le désaccord.
L’essentiel
- Tu peux être en désaccord, avec force. Tu ne peux pas viser une personne pour la blesser.
- Rien de sexuel avec des mineurs, jamais, sous aucune forme.
- Pas de menaces, pas d’appels à la violence, pas de haine contre un groupe.
- On ne dévoile pas l’adresse, le numéro, l’école ou la position de quelqu’un.
- Pas d’arnaques, pas de faux comptes, pas de spam.
- Si tu vas mal, tu peux le dire ici. Si quelqu’un est en danger, signale-le, et en urgence appelle le 112.
Ce qui est bienvenu
- Une opinion tranchée, impopulaire, ou contraire à celle des autres.
- Critiquer une idée, une religion, un parti, un gouvernement.
- Raconter ce que tu as vécu, même quand c’est dur : une rupture, un deuil, une addiction, une maladie.
- Parler de sexualité, de corps et de relations pour comprendre, s’informer ou se soigner.
- La fiction, l’humour, la satire et la parodie, quand on voit que c’en est.
- Demander de l’aide, pour toi ou pour quelqu’un.
Ce qui n’a pas sa place ici
Protection des mineurs
Tolérance zéro. Le texte ou l’image en cause est retiré tout de suite ; dès que l’équipe confirme l’exploitation sexuelle d’un mineur, le compte est suspendu puis fermé, et les autorités compétentes sont prévenues quand la loi le prévoit. Détails : nos normes de protection de l’enfance.
- Toute image, texte ou demande sexualisant un mineur.
- Demander des photos à un mineur, le pousser à se dévoiler, le faire chanter.
- Chercher à approcher un mineur pour le manipuler (grooming).
Sexualité et nudité
Parler de sexualité est possible. Montrer ou solliciter ne l’est pas.
- La pornographie et les descriptions sexuelles explicites.
- Diffuser une image intime de quelqu’un sans son accord, ou menacer de le faire.
- Solliciter sexuellement une personne qui ne l’a pas demandé.
Harcèlement
Un désaccord n’est pas du harcèlement. S’acharner sur une personne, si.
- Viser la même personne encore et encore pour la rabaisser.
- Organiser ou relayer une humiliation collective.
- Les remarques ou avances sexuelles non désirées.
- Revenir vers quelqu’un qui t’a bloqué, sous un autre nom ou par un autre moyen.
Haine
Critiquer une croyance ou une idée est permis. Attaquer des personnes pour ce qu’elles sont ne l’est pas.
- Déshumaniser des personnes pour leur origine, leur religion, leur genre, leur orientation, leur handicap ou leur nationalité.
- Appeler à les exclure, à les discriminer ou à leur faire du mal.
- Glorifier les violences commises contre elles.
Menaces et violence
La fiction et le récit de ce qu’on a subi ont leur place. Une menace réelle, jamais.
- Menacer quelqu’un de violence, même « pour rire ».
- Inciter à blesser une personne ou un groupe.
- Recruter pour une organisation violente ou terroriste, ou en faire l’apologie.
Violence choquante
Les images ou les récits de violence réelle très crue n’ont pas leur place ici, même pour dénoncer. Parler d’un événement violent reste possible, sans le détail qui choque.
- Photos ou vidéos de blessures graves, de corps ou de tortures
- Récits détaillés de violences réelles pour choquer ou glorifier
Se faire du mal
Dire que tu vas mal, raconter ce que tu traverses ou comment tu t’en es sorti, c’est bienvenu. Si tu es en danger maintenant, appelle le 3114 (gratuit, jour et nuit) ou le 112.
- Encourager quelqu’un à se faire du mal ou à mettre fin à ses jours.
- Donner des méthodes, des quantités ou des défis dangereux.
- Présenter les troubles alimentaires comme un objectif.
Activités illégales et dangereuses
En parler, s’informer, témoigner : oui. Aider concrètement à les commettre : non.
- Vendre ou procurer des drogues, des armes ou des médicaments sans ordonnance.
- Expliquer concrètement comment commettre un délit.
- Pousser des mineurs vers l’alcool, le tabac ou les drogues.
Informations personnelles
Chacun décide de ce qu’il dit sur lui. Personne ne le décide pour les autres.
- Révéler l’adresse, le numéro, l’école, la classe, le lieu de travail ou la position d’une personne.
- Montrer une pièce d’identité, un document bancaire ou médical, le tien ou celui d’un autre.
- Rassembler des informations sur quelqu’un pour le retrouver.
Arnaques et spam
Une opinion qui dérange n’est pas du spam. Tromper les gens, si.
- Hameçonnage, faux concours, fausses offres, demandes d’argent.
- Chercher à obtenir un mot de passe, un code ou des informations bancaires.
- Répéter le même message ou créer des sujets en masse pour attirer du monde ailleurs.
Usurpation d’identité
Tu es toi. La parodie est possible quand elle se voit au premier coup d’œil.
- Te faire passer pour une autre personne, une marque ou une institution.
- Créer un compte pour contourner un blocage ou une suspension.
Droit d’auteur
Partage ce que tu as le droit de partager. Un titulaire de droits peut signaler une œuvre qui lui appartient ; la personne concernée peut contester, et l’œuvre est rétablie si la contestation est fondée. Aucune machine ne tranche seule une question de droit d’auteur.
- Reprendre en entier l’œuvre de quelqu’un d’autre comme si elle était la tienne.
Âge minimum
KiftMe est ouvert à partir de 15 ans. Si tu penses qu’une personne a moins de 15 ans, signale son profil. Entre 15 et 17 ans, ce sont les mêmes règles, avec des protections en plus : ton profil ne peut pas devenir trouvable, et certaines fonctions sont limitées.
Le reste
Une situation n’entre dans aucune case mais met quelqu’un en danger ? Signale-la quand même : une personne la regardera.
Quand une règle n’est pas respectée
Selon la gravité : un avertissement, un sujet montré à moins de monde, une expression ou un message retiré, une suspension temporaire, et en dernier recours la fermeture du compte.
L’exploitation d’un mineur et les menaces sérieuses entraînent une action immédiate.
Un signalement seul ne vaut jamais faute : il est examiné, puis on décide.
Chaque décision te dit quelle règle est en cause, ce qui change et comment la contester. Elle dit aussi si elle a été prise automatiquement.
La contestation est gratuite et examinée par une personne. Si la décision était une erreur, tout est rétabli.
Signaler
Chaque sujet, expression, message et profil a un menu « … » avec « Signaler ». La personne signalée ne sait pas qui l’a signalée. Tu peux aussi bloquer quelqu’un à tout moment. En cas de danger immédiat, appelle le 112.
Quand ces règles changent
On te prévient dans l’application. Si le changement est important, on te demande de relire et d’accepter les nouvelles règles avant d’écrire à nouveau ; tu peux toujours lire en attendant.
Nous écrire
Une question sur ces règles ou sur une décision : [email protected].